Critère n°5 : De l’indépendance

De la grande distribution aux chaines des magasins spécialisés, nous n’y échappons pas, la consommation d’alcool, même raffinée, s’effectue d’abord via les grandes enseignes. 80% du chiffre d’affaires du secteur ! Un seul mot d’ordre : Vendre au plus bas prix possible des bouteilles au goût standardisé. « Buvez tranquille braves gens, avec nous, vous n’aurez que ce que vous aimez. – Sensiblement la même chose que la dernière fois – ». Voilà la formule magique. Ajoutez-y une communication habile constituée d’un subtil mélange d’authenticité et de prétendues préoccupations éthiques et vous comprendrez plus encore leur réussite.

Même si la conception de Spirituo est radicalement opposée, nous admettons que ce mode de consommation puisse convenir à beaucoup. Si le temps manque, que le budget est limité et que l’on n’y connait rien, quoi de plus réconfortant qu’un rayon de magasin ? Un guide Hachette peut-être… mais sinon ?! Nous admettons qu’il puisse convenir, mais pas question de nous y résoudre. Les dérives de l’industrie agro-alimentaire vous ont conduit à reconsidérer la composition de vos assiettes, l’utilisation outrancière des pesticides par des vignerons, plus concernés par leur rendement que par la toxicité de leurs vins, doit vous inciter à repenser aussi le contenu de vos verres.

Mais ne les lâchez pas ! Que vous soyez un aficionado de l’apéro, un stakhanoviste du digeo, ou un inconditionnel de délicats breuvages, il semble que pas si loin de là, il soit possible de boire décemment et d’acheter vos bouteilles autrement. Quelque part dans la ville, des commerçants, dans des échoppes à la déco singulière, mais toujours avenantes, se sont alloués la mission de vous faire plaisir. Sans chercher forcément à vous réconforter le palais avec des saveurs ou des textures consensuelles, ces passionnés, indépendants, ont choisi une approche qui va à l’encontre des modèles établis : Des produits, choisis selon des critères de qualité gustative ET de production raisonnée, des choix originaux et parfois clivants, un conseil personnalisé et la volonté de partager avec vous leur passion pour le « bien boire ».

Les indépendants seraient donc le dernier rempart contre l’uniformisation des produits, la supercherie commerciale de la GD et la prescription des bouteilles dites « hype » ? Nous le pensons, et à travers ce site nous avons l’intention de vous le démontrer.

Alors, affutez vos tires bouchons, aiguisez vos décapsuleurs, désormais Spirituo et ses partenaires s’engagent pour des choix meilleurs.

IntroCritère 1Critère 2Critère 3Critère 4 – Critère 5

Publicités

Critère n° 4 : La personnalité du caviste

Quoi de plus agaçant qu’une recommandation convenue, un conseil nonchalant ou une proposition orientée ? Vous voyez, le type de magasins où le maître mot est « le client a toujours raison ». Quoi qu’il arrive, même si la requête est complétement farfelue, il ne faut surtout pas heurter le gentil pigeon au portefeuille bien rempli et le conforter dans son goût. Et une bouteille de Bourbon pour accompagner des huitres, une !

Heureusement, tous ne conçoivent pas leur métier de manière aussi cupide. Certains s’autorisent même à caresser le client à rebrousse poils quitte à chatouiller sa susceptibilité et peut-être, – cachez vos yeux – manquer une vente.

« Vous voulez un rosé pamplemousse pour l’apéro ? Et du jus d’orange dans le Champagne ?  Vous en voulez ? »

Non ! Ne partez pas. C’est sûrement sa façon à lui de vous dire que pour l’apéro, il est préférable de choisir un autre vin, mais sans pamplemousse. Sans Cola non plus bien évidemment. C’est un peu rude, mais vous aurez remarqué ce petit sourire complice qui trahit une taquinerie et non la basse moquerie d’un caviste qui vous donne votre bouteille mais n’en pense pas moins. Et puis, rien ne vous empêche d’y aller gaiement en retour en lui faisant remarquer que « le Champagne est bien meilleur avec du sirop de menthe ! ». Que d’humour… Et oui, chez les cavistes, on rit aussi.

Intermédiaire privilégié entre l’artisan et le consommateur, la plupart se feront un plaisir de vous raconter les petites histoires en coulisses.

Par exemple, l’hostilité à laquelle est confrontée un vigneron parce que ses considérations éthiques ne s’accordent pas avec celles de ses voisins exploitants. Ou encore, la difficulté croissante des brasseurs artisanaux à subsister face aux industriels du secteur. En cause, une perception du consommateur faussée par une politique commerciale abusivement agressive. Vous comprenez alors, qu’on ne vend pas une bouteille comme on vend une tablette tactile.

Mais ne vous y trompez pas. Loin de nous l’intention de vous dresser un tableau idyllique de ce métier qui serait uniquement constitué de bonnes âmes, à la fois adeptes de la franche rigolade et pleines de compassion. Nous insistons simplement sur le fait que ce métier est très largement exercé par des personnalités investies et impliquées qui développent un regard transversal sur un sujet qui nous importe tous.

IntroCritère 1Critère 2Critère 3 – Critère 4 – Critère 5