Les Compos du WE – Cassoulet

Qu’est-ce qu’on mange ce Week-End ?
Un Cassoulet ! Non mais ! C’est pas la grisaille et la bruine qui vont nous couper l’appétit. Et puis ce n’est pas n’importe quelle recette. On vous laisse voir de ce côté-là.

Et on boit quoi alors ?
Pierre, hôte des Caves de Reuilly (Paris 12e), nous propose 2 bouteilles à la mesure de ce plat mijoté et nous explique pourquoi :

Le cassoulet appelle un vin rouge puissant aux tanins patinés, ronds.

On ira donc du côté de Cahors et des Corbières … un peu de chaleur.

   Les Acacias 2011     Pourboire Nature 2012

Vous en voulez d’autres ? Une autre compo est prévue la semaine prochaine !

Et si d’ici là vous cherchez désespérément à accorder vos plats, rendez-vous sur Accords Mets.

Vous avez une recette de famille que vous aimeriez accorder ? Soumettez-là nous, et on se fera un plaisir de la publier avec les quilles adéquates…

« VAD #2  » – Dégustation gratuite et ludique, demandez le programme !

Les 5, 6 et 7 décembre prochains, Spirituo et ses partenaires vous convient à une dégustation gratuite pas comme les autres : « Vous allez déguster #2  » !

8 cavistes !
30 bouteilles à déguster !
Plein de lots à gagner avec le jeu de la « bouteille masquée »  !

Pour les fêtes, nous vous proposons une occasion unique et originale de choisir vos alcools. Vous pourrez en goûter, vous faire conseiller, et échanger avec nos cavistes partenaires pour préparer au mieux vos achats de fin d’année.

Le programme du WE :

  • Pour déguster des bières :
    • Demory (Paris 4e) : vendredi de 18h à 20h ;
    • Biérocratie (Paris 13e) : samedi de 14h à 17h.
  • Pour déguster des whiskies :
    • Cave de Lourmel (Paris 15e) : samedi de 10h à 13h et de 16h à 19h ainsi que le dimanche de 10h à 13h.

TeaserBouteillemasquée

Enfin, si vous vous sentez d’humeur joueuse, vous pourrez tenter de gagner l’exquise et mystérieuse bouteille masquée. Comment ? En décelant son intensité et son arôme !

Vous Allez Déguster #2 – Spirituo et ses partenaires vous invitent !

VAD 2 - Teaser 1

Pour les fêtes, perspicaces comme nous sommes chez Spirituo, nous connaissons déjà les questions que vous vous posez :

Quelle bouteille de whisky offrir au tonton pour qu’il conserve une haleine acceptable ?
Quelle bière servir au Père-Noël le 25 pour le retenir 2 minutes de plus à la maison ?
Quel vin acheter pour le repas du réveillon sans avoir la tête à l’envers le lendemain ?

Du vendredi 5 au dimanche 7 décembre, « Vous Allez Déguster #2 » vous apportera les réponses. Spirituo et ses partenaires vous préparent, en effet, des dégustations sur mesure et la possibilité de gagner les boissons de vos fêtes !

Le programme, très bientôt…

Le calendrier de l’Avent façon Biérocratie…

24 jours en décembre avant Noël et 24 bouteilles dans une caisse de bières… Coïncidence ? Chez Biérocratie nous ne pensons pas. Le mois de décembre devient désormais un mois de dégustations et de belles découvertes. Notre calendrier de l’Avent vous permettra de goûter des bières locales, d’un peu partout en France, d’Europe ou d’Amérique du Nord : un vrai régal pour les amateurs de bières !

Vous pouvez venir vous faire plaisir dès maintenant pour seulement 75 € !

Jaclyn & Pierre, Chez Biérocratie

Image

Le bon Beaujolais n’est pas nouveau… qu’on se le dise !

Beaujolais nouveau Vs Beaujolais

C’est sympa de boire du Beaujolais nouveau, surtout le jour de sa sortie. Ça permet d’ironiser sur son goût présumé de banane et de groseille… comme chaque année. Mais ça s’arrête là. Ça doit s’arrêter là ! Oh ! vous aimez le vin, oui ou non ?

Le Beaujolais, « le pas nouveau », c’est bon, voire très bon. Vous le connaissez sans le savoir même : Julienas ? Beaujolais ! Chénas ? Beaujolais ! Morgon ? encore du Beaujolais. Un vrai terroir et 12 AOC. Eh ouai !

Alors ? Du Beaujolais buvez-en !

Il est arrivé, le troisième jeudi de novembre

Le 20 novembre est là. Il n’est plus possible de reculer. Le temps des vins primeurs est arrivé ! Intéressons-nous à la star de ces vins ! Celui que vous aimez détester. Celui que vous buvez malgré tout dans l’espoir de déceler un arôme incongru ou tout simplement pour passer un bon moment autour d’un canon. Le beaujolais nouveau !

Le beaujolais nouveau est arrivé
Dans chaque ville et dans tous les quartiers
Dans nos bars et dans tous nos cafés
Le beaujolais nouveau est arrivé

Jean-Jacques Paquet, et tant d’autres l’ont chanté ! Mais d’où vient-il vraiment ? On trouve les origines des vins nouveaux dès l’Antiquité. Non content d’avoir inventé la démocratie, les Grecs nous ont également légué le vin nouveau. Célébré lors des Anthestéries dédié au dieu Dyonisos, le vin nouveau fait l’objet d’une journée appelée « fête des pichets ». Cette journée est l’occasion de s’émerveiller du renouveau de la nature et surtout de boire un bon coup. Des pichets de vin nouveau sont servis et des jeux à boire sont organisés :

 « Oyez, peuples! Selon l’usage de vos pères, célébrez les Conges en buvant au son de la trompette. Celui qui aura vidé le sien le tout premier recevra une outre… » Aristophane, Acharniens.

L’histoire du vin en Beaujolais n’est pas aussi vieille. Il faut remonter au XVIIIème siècle pour voir la vigne et sa culture vraiment s’implanter dans cette région. Depuis, le vignoble va se développer progressivement pour atteindre des sommets de popularité grâce à son vin nouveau. La première étape importante de l’histoire des vins du Beaujolais se situe en 1937 où le Beaujolais obtient son AOC. Ensuite vient la seconde guerre mondiale, de nombreux artistes, journalistes et personnalités du monde de la culture viennent à Lyon pour fuir l’envahisseur. Or pour citer Léon Daudet : « Lyon est une ville arrosée par trois grands fleuves : le Rhône, la Saône et le Beaujolais. » La vie y est un peu moins difficile que dans la capitale lors des premières années de la guerre et tout ce monde se retrouve dans les « bouchons » autour d’un pot de « beaujo ». Le Beaujolais commence à se construire sa renommée.

1951. C’est là que tout commence. Grâce à Jean Laborde alors député du Rhône, le Beaujolais obtient l’autorisation de vendre en primeur. C’est la naissance du Beaujolais nouveau. Mais il faudra attendre quelques années avant que le succès ne vienne à sa rencontre. Sous l’action conjointe de Georges Duboeuf négociant, Jean Tixier publicitaire et Pierre Boisset courtier chez Nicolas, le Beaujolais nouveau va se faire une place au soleil. Entre 1960 et 1970, la production va être multipliée par 1000 ! Et puis la déferlante va s’abattre sur la France. En 1975, René Fallet publie son roman le « Beaujolais Nouveau est arrivé ». Le primeur fait son entrée dans la culture populaire. Bernard Pivot, l’enfant du Beaujolais, devient un fervent défenseur de ce petit vin gouleyant. 1975 est aussi l’année du premier lancement médiatisé du Beaujolais Nouveau. Depuis les salons du palais Bourbon, Edgar Faure président de l’Assemblée nationale va baptiser le Beaujolais nouveau lors d’une soirée sous le parrainage de Georges Brassens et Mireille Mathieu. Dès lors, plus rien ne va résister au Beaujolais Nouveau et à ses excès médiatiques. Les lancements sont de plus en plus fous, le monde est conquis, les japonnais en raffolent. La messe est dite.

En 1998, année bénite, le Beaujolais Nouveau va atteindre son apogée avec près de 1 400 000 hl produits dont plus de 800 000 hl pour l’exportation ! Depuis, le succès se fait moindre. Longtemps loué, le Beaujolais Nouveau a mauvaise presse. Il était le vin des copains, des bons moments passés au comptoir, il est devenu l’emblème des beaufs et des alcoolos. « Les bonnes années, il nettoie le carrelage, les mauvaises, il le raye » Cette phrase qu’on prête à Eddy Mitchell illustre bien l’image écornée de ce vin. Certes la machine médiatique autour de ce petit vin primeur est allé trop loin avec des dérives incroyables : souvenons-nous de ces braves Japonnais se baignant dans une piscine de Beaujolais Nouveau , mais il reste un étendard de la culture française à l’étranger. En 2009, Périco Legasse et Bernard Pivot décident de créer un Comité de défense du Beaujolais pour redorer le blason d’un vin et d’une région injustement critiquée.

Car le Beaujolais ne se limite pas à son vin primeur. C’est une région viticole qui connait douze AOC : Beaujolais, Beaujolais Village et dix crus parmi lesquels Saint Amour, Juliénas, Morgon, Brouilly… Alors ce soir, trinquons tous autour d’un pot de Beaujolais Nouveau et il nous restera 364 jours pour découvrir un vignoble sous-estimé mais qui fait la fierté du toute une région.

Bernard.

Les Compos du WE – Ris de veau au foie gras

Qu’est-ce qu’on mange ce Week-End ?
On arrête de rire ! Les festivités approchent doucement mais sûrement; il va falloir sensibiliser vos papilles et passer aux choses sérieuses. Faites chauffer la poêle : Ris de veau au foie-gras, recette personnelle proposée par une internaute, Nathalie (voir la recette un peu plus bas) !

Et on boit quoi alors ?
L’assiette est belle, endimanchée, parfumée, il faut que le verre ait du répondant. Camille de la Cave de Lourmel propose 2 vins blancs :
– Ils seront secs pour souligner les gras soyeux du plat ;
– Ils auront besoin d’arômes prononcés pour faire face au foie gras ;
– Ils viendront de Bourgogne et de Loire…

     

 

Ris de veau au foie gras pour 6 personnes – proposée par Nathalie

4g de poudre Agar-Agar (2 sachets)
1 litre de jus d’orange sanguine
2/3 belles noix de ris de veau
50g de foie-gras mi-cuit
4 cuillères à soupe de Vinaigre blanc
Huile d’olive et beurre salé
Sel et poivre du moulin

La veille ou le matin pour un dîner, préparez les ris de veau :
Blanchir les ris de veau en les plongeant dans de l’eau froide vinaigrée pendant 2h au moins.
Égoutter.
Ôter les nerfs et les membranes à l’aide d’une pointe de couteau si votre boucher ne l’a pas fait pour vous.
Les mettre ensuite dans un faitout, couverts d’eau froide à nouveau vinaigrée que vous porterez à ébullition pendant 15 minutes.
Les rafraîchir de suite dans un bain d’eau glacée.
Les emballer dans un linge propre bien serrés et déposer sur une planche plastifiée ou une surface plane avec au-dessus un poids (2 packs de lait par exemple) pour les presser. Réserver au frais.

Porter à ébullition la moitié du jus d’orange sanguine mélangé à l’agar-agar. Hors du feu, ajouter la seconde moitié du jus. Verser sur une plaque ou au fond d’un plat rectangulaire afin d’obtenir 1cm et demi d’épaisseur et réserver au frais pour la gélification.
Découper les ris de veau en tranches de 3/4 cm et les faire revenir à feu vif 1 à 2 minutes pour les colorer, dans un peu d’huile d’olive et de beurre salé, ajouter sel et poivre du moulin.

Trancher 10 lamelles de foie-gras (1cm d’épaisseur) et réserver.
Découper à l’aide d’un verre retourné des disques de jus d’orange sanguine gélifié.
Dresser sur les assiettes une lamelle de jus, puis, en alternant, une tranche de ris et une tranche de foie-gras sur deux étages.
Servez de suite !

Bon appétit !
Vous en voulez d’autres ? Une autre compo est prévue la semaine prochaine !
Et si d’ici là vous cherchez désespérément à accorder vos plats, rendez-vous sur Accords Mets.

Vous avez une recette de famille que vous aimeriez accorder ? Soumettez-là nous, et on se fera un plaisir de la publier avec les quilles adéquates…

Meilleur whisky du monde : l’Ecosse hors du trône !

Un choc et une tendance

Tremblement de tourbe au royaume d’Ecosse. « La bible du whisky » vient de délivrer son verdict. Non seulement, le meilleur whisky du monde 2014 est japonais (le Yamazaki Single Malt Sherry Cask 2013), mais en plus, aucun whisky écossais n’est classé dans les 5 premiers. Oh my God !

En 12 ans d’existence, jamais un palmarès n’avait était aussi infamant pour LE pays du whisky. Certes, les whiskies nippons se sont toujours réservés quelques places de choix dans les classements et la reconnaissance des amateurs, mais delà à ravir le trône … « Humiliation » a titré le Daily Mail ! Il faut dire, selon l’avis des spécialistes, que ces dernières années les distilleries écossaises sont moins aventureuses et moins imaginatives que leurs concurrentes asiatiques. Ce qui devait arriver, arriva donc.

Le whisky belge à l’honneur

Dans une autre catégorie, celle du meilleur whisky européen (catégorie, excluant les breuvages écossais et irlandais), c’est la Belgique qui peut bomber le torse. Son Owl Single Malt ‘64 Months est le champion 2014, ex aequo avec l’Anglais Co Chapter 14.
Déjà primée en 2011, la distillerie au hibou, qui revendique une production de terroir et qui travaille en commerce équitable peut être fière. Seul bémol, moins de 300 bouteilles ont été commercialisées, et vous savez quoi ? il n’en reste plus !

Le palmarès 2014

 

Quand le vin a un goût de métal…

Quand le monde de la musique metal rencontre celui du vin, s’agit-il d’une simple approche marketing ou d’une réelle passion ? Cela reste à voir…
 
Les temps sont durs pour les papys du rock. A l’heure où les seules ventes de disques ne suffisent plus à remplir le tiroir caisse, les mastodontes du heavy metal n’hésitent plus à se diversifier pour obtenir des revenus supplémentaires. Des subsides bienvenus quand il s’agit de payer le prochain séjour en clinique, quelle qu’elle soit.

 

« A croire qu’on peut vendre tout et n’importe quoi pourvu que l’étiquette soit belle… »
Plusieurs groupes se sont lancés dans la production de breuvages alcoolisés. Spontanément, le métal va être associé à la bière. Que celui qui n’a pas bu son litre de bière chaude en écoutant les douces mélopées de -choisir le groupe de métal de votre choix- me jette la première pierre. Bruce Dickinson, le chanteur d’Iron Maiden, s’est pleinement impliqué dans l’élaboration de la Trooper, une bière aussi British que son créateur ! ACDC, Motörhead et Kiss ont également lancé la production d’une bière officielle pour ravir le palais de leurs fans dévoués. Mais dans une volonté de diversification qui peut paraître plus étonnante, ces groupes et leurs représentants ont également décidé de se lancer dans la vente de vin. Si ces artistes sont, pour certains, de véritables amateurs de grands crus, il ne faut pas voir autre chose que de simples opérations marketing dans ces productions qui auront pour objectif de remplir les caisses de groupes qui ont du mal (cela reste à confirmer) à se financer.

 

Wine Rock
 
En 2011, ACDC a lancé la vente de 4 vins aux noms évocateurs : “Black in Black Shiraz”, “Highway to Hell Cabernet Sauvignon”, “You Shook Me All Night Long Moscato”, « Hells Bells Sauvignon Blanc”. Tout un programme ! Produits en Australie, la patrie du groupe, ces vins ont connu un véritable succès et sont disponibles à la vente un peu partout… en Australie et sur Internet.
 
Nombreux sont les groupes qui ont été convaincus par ce succès. Motörhead se lance également dans le vin après la bière et la vodka !! Encore une fois des produits provenant d’Australie, un Shiraz et un rosé. Le tout disponible en bouteille, off-course, et en cubi, youpi. Un cubitainer en forme d’ampli de basse en hommage à Lemmy Killmister seul maitre à bord du vaisseau Motörhead, qui pour la petite histoire se contente désormais de boire du vin suite à de récents problèmes de santé. On ne se moque pas. Encore une fois, c’est un succès notamment en Scandinavie où la notoriété du groupe est importante.
 
Kiss et Slayer ont aussi rejoint les légions des groupes armés de bouteilles mais avec des vins Californiens. Cela fonctionne toujours. A croire qu’on peut vendre tout et n’importe quoi pourvu que l’étiquette soit belle, du moins qu’elle vous parle directement.
 

 « Il y a une réelle passion et l’élégance de ne pas surfer uniquement sur le succès des groupes concernés… »

Alors oui, le monde est pourri. Tout n’est que marketing, Magouilles et Cie… Mais certains artistes ont vraiment le vin dans le sang. C’est le cas de Maynard J. Keenan chanteur des groupes Tool, A Perfect Circle et Puscifer qui possède quelques viticulteurs dans son arbre généalogique et qui est tombé amoureux du vin sur les bons conseils de son manager. Et c’est avec passion qu’il a décidé de se lancer dans la production de son propre vin et qu’il a créé Caduceus Cellar avec l’aide d’un viticulteur professionnel. Les deux hommes se sont donnés comme mission de réintroduire la production dans l’état d’Arizona qui n’a plus vu de domaines depuis de très très nombreuses années. Cette folle aventure a fait l’objet d’un documentaire « Blood into wine » dans lequel l’énigmatique chanteur dévoile sa passion pour le vin. Et le pari est réussi, l’exploitation existe, fonctionne et le vin semble prometteur à croire ceux qui l’ont goûté. On est bien loin de la démarche de marchandisation d’un produit sous l’étiquette d’un groupe, il y a une réelle passion et l’élégance de ne pas surfer uniquement sur le succès des groupes concernés.
 
Au final, l’arrivée des groupes dans le monde du vin n’est que l’illustration d’une volonté de diversification des revenus. Il ne suffit plus de vendre de disques ou de remplir des salles de concerts. Il faut trouver tous les moyens possibles pour faire sortir la monnaie aux fans les plus dévoués et la bouteille de vin se pose en nouvel accessoire tendance. Seuls quelques vrais amoureux à l’instar de Maynard J. Keenan ont su se lancer dans l’aventure du vin sans vraiment vendre leur âme au diable. 
Bernard.