Les alternatifs sont là !

Ils étaient relativement discrets, ce n’est plus le cas. Les cavistes alternatifs se montrent désormais aux yeux du grand public et annoncent la couleur :

L’association des cavistes alternatifs a pour vocation de défendre ces valeurs d’écologie, de culture, de convivialité et de diversité, de vous éclairer sur le métier de caviste indépendant et sur les produits que nous aimons, afin de montrer qu’il existe d’autres moyens de consommer le vin : avec plus de naturel, de proximité et de transparence.

De notre côté, nous nous réjouissons de compter parmi eux quelques uns de nos partenaires.

Pour plus d’infos : Cavistes alternatifs

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Après l’orage

C’était le 6 juillet 2014. L’orage s’abattait sur le Mas de mon Père et ravageait la quasi-totalité des vignes de Fred Palacios. Un cauchemar !

9 mois plus tard

Debout, ce mardi 31 mars, Fred a le sourire. Nathalie, hôte de la cave à manger « Lot » of wine organise une soirée pour fêter l’arrivée tant attendue de « la part de l’orage », cuvée solidaire.  En juillet, quelques jours après que les cieux ne soient tombés sur la tête de Fred, elle relayait le message et prenait les commandes. « Vous aimez ses vins ? Alors permettez-lui d’en faire d’autres ! ».
Ce soir, les souscripteurs sont là, heureux de goûter le breuvage de la solidarité et surtout d’échanger avec le vigneron. Car en 9 mois, même soutenu, le doute s’est installé. Il a pris des coups, ne sait toujours pas de quoi demain sera fait, mais flatté par la solidarité que des inconnus lui ont témoigné et lui témoignent encore, il les remercie un par un et trinque chaleureusement avec eux. On voit le bonhomme ému, reconnaissant. Les présents sont épatés. La simplicité du mec, son humilité les étonnent. Lui qui en plus fait de si bons vins…

5 cépages et un livre

Etiquette la part de l'orageMerlot, Syrah, Carignan, Grenache, Mourvèdre voilà de quoi cette exceptionnelle cuvée est constituée. La grande majorité des grains a été cédée à Fred par ses potes vignerons de l’association « Changer l’Aude en vin ». A coût modique évidemment. Le reste de la cuvée, provient des quelques vignes restantes du Mas de mon Père. Les vignes résistantes, les frondeuses … la part de l’orage.
Tout ça donne finalement un rouge souple et fuité à souhait. Il se boit sans soif et par tous les temps.
Enfin, comme un bonheur n’arrive jamais seul et que boire ne mobilise qu’une seule main, avec l’autre vous avez la possibilité de lire… « La part de l’orage » de Gregory Nicolas. Voici la 4ième de couv’ : « … quand je bois des millésimes anciens, je bois plus que du vin. Je bois des hommes et leur travail. Je bois leur force et leur amour. Et puis, surtout, je parle avec mon père. Même s’il n’est pas là, je regarde l’année sur l’étiquette et c’est comme si mon père évoquait son passé rien que pour moi. C’est comme si on trinquait ensemble ». Le 31 mars Gregory était là aussi. Elle était belle cette soirée on vous dit !

Spirituo vous propose tout type de dégustation

Mariage ? Vin d’honneur ? Anniversaire ? Pot de départ ? Soirée d’entreprise ? Enterrement de vie de garçon ? ou simple dégustation ?

Que vous soyez 10 ou 1 000, Spirituo s’adapte et compose une offre selon vos envies. Choisissez le(s) alcool(s) que vous souhaitez déguster et le type d’événement qui vous séduit. Ce sera ensuite à nous de vous faire une proposition…

  • Dégustations thématiques et divertissantes (1h à 2h)

Autour d’un thème de votre choix (une région, un goût, des contrastes aromatiques, voire même votre idée) un spécialiste aux papilles exercées sélectionne pour l’occasion les bouteilles adéquates et vous accompagne dans une dégustation pas comme les autres. Pour jouer ou pour apprendre, comptez sur Spirituo et ses partenaires pour rendre ce moment joyeux et divertissant.

  • Autour d’un repas (2h à 3h)

Dans un restaurant que nous sélectionnons avec vous, Spirituo veut vous épater et allier convivialité et raffinement gustatif. Au menu, un repas tout en accords. Vins, bières, spiritueux c’est selon votre choix et nos recommandations.

  • Dégustations en accords (1h à 2h)

Avez-vous déjà remarqué comme les arômes d’un whisky se transforment après une bouchée de Comté ? Comme les saveurs d’une bière décuplent après avoir croqué dans un morceau de chocolat ? Raffinement de gastronome ! Avec cette dégustation en accord, Spirituo vous promet une (re)découverte surprenante d’alliances entre mets et alcools.

  • Stand de dégustation (intégré dans votre soirée)

Etes-vous sûr d’avoir tout prévu ? Pour agrémenter vos événements, les originaliser, les caractériser, Spirituo vous recommande l’aménagement de stands de dégustation thématique autour de vins, de bières ou de spiritueux pour la touche finale.

Vous souhaitez organiser un anniversaire, un EVG, un pot de départ ou un événement pour votre entreprise ?
Vous souhaitez être accompagné pour un vin d’honneur, un mariage ? Contactez-nous !

Ne plus oublier les bonnes bouteilles

Se souvenir de ses film préférés, facile, de ses yaourts préférés, facile, de ses chaussettes préférées, encore facile. S’il y a un truc pour lequel ça se gâte, c’est l’alcool et s’il y a un alcool pour lequel ça semble sans espoir, c’est le vin. Trop de cépages, trop d’appellations, trop d’années ! Ajoutez à ça des étiquettes qui changent à chaque cuvée et des cavistes qui déplacent les bouteilles d’une étagère à une autre pour le plaisir et ça devient du grand n’importe quoi… Comme une envie de se remettre à la grenadine (mais laquelle ?).

C’est con mais fallait y penser !

Heureusement, un journaliste « plus intelligent » que les autres s’est attaqué au problème et nous propose une méthode sans faille pour y remédier. Vous êtes assis ? Prêt à intégrer un procédé qui risque de révolutionner à jamais vos habitudes d’achat ? Allons-y :

« Il faut associer une image au nom d’un vin ! »

Ce n’est pas suffisamment clair ? N’ayez crainte, après l’exemple imbitable proposé par le champion du monde de la mémoire pour se souvenir de son Riesling préféré, le « Karthäuserhof Eitelsbacher», l’article de Slate.fr nous propose un exemple limpide pour nos humbles boites crâniennes :

« Pour se souvenir d’un Crozes-Hermitage : Marie-Josée Croze dans une maison de campagne retirée (un ermitage) »

Equation Croze
Imparable… ou pas ! Pour tous ceux qui, comme nous, avons la mémoire qui flanche et n’en sommes pas totalement convaincus, il existe d’autres solutions.

Mais comment faire alors  (!! Warning !! autopromo ) ?

L’idéal serait de pouvoir historiser ses achats et de mettre de côté les bouteilles dont on aimerait vraiment se souvenir, non seulement pour pouvoir les acheter à nouveau, mais aussi s’en servir de référence pour de nouveaux choix.

Plusieurs sites et applications proposent aujourd’hui des services permettant plus ou moins de répondre à ce besoin. De notre côté, nous vous proposons le « tout en un » !
Sur votre compte Spirituo, la bouteille que vous avez aimé, ses caractéristiques ainsi que le magasin où vous l’avez trouvée sont au même endroit. C’est sûrement moins drôle et prometteur que Marie-Josée Croze à la campagne mais ça a le mérite d’être un peu plus pratique.

Et si vous n’avez pas encore de compte Spirituo, c’est le moment : Inscrivez-vous !

La part de l’orage – Solidarité avec Frédéric Palacios

« Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps … ». Pas sûr aujourd’hui que L’orage, cette sublime chanson de Brassens soit dans la playlist de Frédéric Palacios, vigneron du domaine « Le Mas de mon Père » (Languedoc). Et pour cause…

Le dimanche 6 juillet, le ciel s’abat du côté d’Arzens, commune de l’Aude dans laquelle Fred possède une modeste (par la taille) exploitation, à tel point que la grêle déferle et ravage 12 000 ha dans la région. C’est littéralement le ciel qui tombe sur la tête des exploitants, « Le Mas de mon Père » n’y coupe pas, ses 5 ha sont presque réduits à néant.

On n’imagine pas la détresse du bonhomme. Il a repris le domaine en 2005 à la suite de son papa – Le Mas de mon Père – et s’évertue depuis à y façonner des petits bijoux de pinards qui ravissent ceux qui ont la chance un jour de croiser ses étiquettes.

Alors, rideau ? Si ses raisins ont la pulpe tendre, l’animal à la peau dure. No way ! La solidarité vigneronne et la fidélité de ses clients à travers la France seront plus fortes. Les uns le soutiennent et lui proposent des raisins, les autres s’organisent sur le web pour prêcher la bonne parole et lui donner une exposition inédite. C’est qu’il va falloir en vendre des bouteilles maintenant….

D’ailleurs, puisqu’on vous tient, allez donc jeter un coup d’œil sur la page « Solidarité avec Frédéric Palacios ». Tout vous est expliqué pour aider Fred. Avec un peu de chance, vous aussi, vous aurez le droit à votre Part de l’orage.

Critère n°5 : De l’indépendance

De la grande distribution aux chaines des magasins spécialisés, nous n’y échappons pas, la consommation d’alcool, même raffinée, s’effectue d’abord via les grandes enseignes. 80% du chiffre d’affaires du secteur ! Un seul mot d’ordre : Vendre au plus bas prix possible des bouteilles au goût standardisé. « Buvez tranquille braves gens, avec nous, vous n’aurez que ce que vous aimez. – Sensiblement la même chose que la dernière fois – ». Voilà la formule magique. Ajoutez-y une communication habile constituée d’un subtil mélange d’authenticité et de prétendues préoccupations éthiques et vous comprendrez plus encore leur réussite.

Même si la conception de Spirituo est radicalement opposée, nous admettons que ce mode de consommation puisse convenir à beaucoup. Si le temps manque, que le budget est limité et que l’on n’y connait rien, quoi de plus réconfortant qu’un rayon de magasin ? Un guide Hachette peut-être… mais sinon ?! Nous admettons qu’il puisse convenir, mais pas question de nous y résoudre. Les dérives de l’industrie agro-alimentaire vous ont conduit à reconsidérer la composition de vos assiettes, l’utilisation outrancière des pesticides par des vignerons, plus concernés par leur rendement que par la toxicité de leurs vins, doit vous inciter à repenser aussi le contenu de vos verres.

Mais ne les lâchez pas ! Que vous soyez un aficionado de l’apéro, un stakhanoviste du digeo, ou un inconditionnel de délicats breuvages, il semble que pas si loin de là, il soit possible de boire décemment et d’acheter vos bouteilles autrement. Quelque part dans la ville, des commerçants, dans des échoppes à la déco singulière, mais toujours avenantes, se sont alloués la mission de vous faire plaisir. Sans chercher forcément à vous réconforter le palais avec des saveurs ou des textures consensuelles, ces passionnés, indépendants, ont choisi une approche qui va à l’encontre des modèles établis : Des produits, choisis selon des critères de qualité gustative ET de production raisonnée, des choix originaux et parfois clivants, un conseil personnalisé et la volonté de partager avec vous leur passion pour le « bien boire ».

Les indépendants seraient donc le dernier rempart contre l’uniformisation des produits, la supercherie commerciale de la GD et la prescription des bouteilles dites « hype » ? Nous le pensons, et à travers ce site nous avons l’intention de vous le démontrer.

Alors, affutez vos tires bouchons, aiguisez vos décapsuleurs, désormais Spirituo et ses partenaires s’engagent pour des choix meilleurs.

IntroCritère 1Critère 2Critère 3Critère 4 – Critère 5

Critère n° 4 : La personnalité du caviste

Quoi de plus agaçant qu’une recommandation convenue, un conseil nonchalant ou une proposition orientée ? Vous voyez, le type de magasins où le maître mot est « le client a toujours raison ». Quoi qu’il arrive, même si la requête est complétement farfelue, il ne faut surtout pas heurter le gentil pigeon au portefeuille bien rempli et le conforter dans son goût. Et une bouteille de Bourbon pour accompagner des huitres, une !

Heureusement, tous ne conçoivent pas leur métier de manière aussi cupide. Certains s’autorisent même à caresser le client à rebrousse poils quitte à chatouiller sa susceptibilité et peut-être, – cachez vos yeux – manquer une vente.

« Vous voulez un rosé pamplemousse pour l’apéro ? Et du jus d’orange dans le Champagne ?  Vous en voulez ? »

Non ! Ne partez pas. C’est sûrement sa façon à lui de vous dire que pour l’apéro, il est préférable de choisir un autre vin, mais sans pamplemousse. Sans Cola non plus bien évidemment. C’est un peu rude, mais vous aurez remarqué ce petit sourire complice qui trahit une taquinerie et non la basse moquerie d’un caviste qui vous donne votre bouteille mais n’en pense pas moins. Et puis, rien ne vous empêche d’y aller gaiement en retour en lui faisant remarquer que « le Champagne est bien meilleur avec du sirop de menthe ! ». Que d’humour… Et oui, chez les cavistes, on rit aussi.

Intermédiaire privilégié entre l’artisan et le consommateur, la plupart se feront un plaisir de vous raconter les petites histoires en coulisses.

Par exemple, l’hostilité à laquelle est confrontée un vigneron parce que ses considérations éthiques ne s’accordent pas avec celles de ses voisins exploitants. Ou encore, la difficulté croissante des brasseurs artisanaux à subsister face aux industriels du secteur. En cause, une perception du consommateur faussée par une politique commerciale abusivement agressive. Vous comprenez alors, qu’on ne vend pas une bouteille comme on vend une tablette tactile.

Mais ne vous y trompez pas. Loin de nous l’intention de vous dresser un tableau idyllique de ce métier qui serait uniquement constitué de bonnes âmes, à la fois adeptes de la franche rigolade et pleines de compassion. Nous insistons simplement sur le fait que ce métier est très largement exercé par des personnalités investies et impliquées qui développent un regard transversal sur un sujet qui nous importe tous.

IntroCritère 1Critère 2Critère 3 – Critère 4 – Critère 5

Critère n°3 : De l’écoute et du conseil

Un diner à préparer, une tablette sur les genoux, Google en page d’accueil, la recherche est lancée : « Risotto aux cèpes + vin ». Simple formalité ? Pas si sûr…
«Embedded», voici un récit extrait du journal intime d’un des membres de Spirituo. Selon son désir, nous respecterons son anonymat.

Malgré une évidente volonté d’assistance du moteur de recherche  (171 000 réponses), je reste quelque peu décontenancé devant l’étendu des possibilités. Je me rends donc sur 2 sites dits « de référence » pour comparer les propositions… patatras. L’un me dit blanc, l’autre rouge.  Aie! Je ne me démobilise pas, et convoque toute mon opiniâtreté pour faire le bon choix, entendu que les arguments défendus sont pour moi équitablement recevables. Ce sera Chambolle-musigny Vs Chablis. Non ! Grand prince,  je refuse de trancher, et comme nous serons 6 à table, 1 bouteille de chaque, voilà qui devrait ravir tout le monde. Choisir le vin, c’est fait ! Ah…non…pardon… « Ahhhhhhhhhhhhhh ! »  M’écrie-je, réalisant alors que les bouteilles convoitées ne sont disponibles que sur internet ou chez 2 cavistes différents à une bonne cinquantaine de km de chez moi. « Ohhhhhhhhh ! » m’écrie-je encore en m’apercevant que le prix planché d’un Chambolle-musigny dépasse le budget prévu pour mes 2 bouteilles. Soudain, frappé par un éclair de lucidité, je lâche l’objet de la discorde sur le canapé et décide de me rendre chez le caviste.

15 minutes plus tard me voilà chez le caviste. Avant de solliciter la pro (il se trouve que le caviste est une caviste), à petits pas je déambule dans la boutique et fini par me rendre du côté des Bourgognes. Côte de Nuit, Côte de Beaune, Côte Chalonnaise… Mes connaissances en vin sont minces mais la lecture de ces grands noms suffit à me faire saliver. Malheureusement, à première vue je note l’absence de Chambolle-musigny.

Résigné ? La caviste m’interpelle alors, « Je peux vous aider ? ». Un temps hésitant, je prends mon souffle et me lance : le risotto, google, les 30 euros, le rouge, le blanc, 6 personnes, Chambolle-musigny… tout y passe. Mon récit terminé, elle me gratifie d’un sourire. Pas le sourire moqueur et condescendant que j’ai cru entrevoir sur l’écran de ma tablette 30 mn plus tôt. Non, il s’agissait là d’un sourire réconfortant, le sourire « j’ai ce qu’il vous faut ». Ni une ni deux, elle dégaine ses bouteilles ! Au revoir Chambolle Musigny et Chablis. Pour 27 euros je repars avec « Le Castelmaure » (Corbières) en blanc et « L’insolite » (Saumur) en rouge. Je retrouve le sourire.

Cette petite aventure, chers lecteurs, pour vous faire remarquer que la perte de temps n’est pas toujours là où l’on croit. Si vous avez la chance d’avoir près de chez vous un de ces cavistes, allez donc le tester. Parlez-lui de vos goûts, d’un diner à accorder, de vos envies et s’il vaut la peine, il vous dénichera le sésame au bon prix. Le vôtre.

IntroCritère 1Critère 2 – Critère 3 – Critère 4Critère 5

Critère n°2 : Un prix cohérent

« T’es gentil Spirituo avec tes cavistes indépendants, mais niveau prix, ils ne font vraiment pas le poids. Les supermarchés me proposent souvent la même chose en moins cher».
Ah bon ?

Alors oui ! Ne nous cachons pas derrière notre tire-bouchon. Sur une même référence, le Super du coin est plus souvent super, niveau prix, que le caviste. La raison est la même que pour quantité d’autres produits, à savoir que la grande distribution a beaucoup moins d’exigences sur ses marges (sur le service aussi) puisque le vin comme les spiritueux sont des produits d’appel (les marges se font sur d’autres produits comme par exemple les biscuits apéritifs). Et comme rien n’est gratuit, le vigneron consent lui aussi un effort supplémentaire aux grands distributeurs, risquant au passage de contrarier les cavistes qui l’accompagnent depuis longtemps.

Mais bon, vous aurez sûrement remarqué que les cavistes et la grande distrib’ ont très peu de références en commun. Les cavistes, en particulier ceux qu’on aime, proposent des vins de caractère, œuvrés, typés, qui se distinguent des grosses productions « mainstream » aux saveurs très consensuelles qui inondent les rayons des supérettes. Ensuite, comme tous les commerçants de proximité (enfin… la plupart), les cavistes font un travail que les autres se dispensent de faire : Ils rencontrent les vignerons, évaluent leur travail… et surtout vous recommandent la fine fleur quand celle-ci est encore fraichement coupée.

Ne comptez donc pas sur Spirituo pour la démago. Les cavistes doivent savoir se tenir sur les prix pratiqués afin que les alcools de qualité ne soient pas réservés qu’à une élite. Pour autant, disposant de moins de marge de manœuvre que les grandes enseignes, ne leur demandez pas l’impossible. Ils privilégient bien souvent la qualité et une certaine éthique, raisons pour lesquelles vous ne trouverez que très rarement chez eux des vins sous les 5€. En revanche, les cavistes que nous soutenons doivent faire valoir une expertise, et être en mesure de vous faire plaisir, en vous proposant une gamme de prix élargie mais cohérente. A vous, la souplesse fruitée du Gamay, les épices aromatiques du Gewurtztraminer !

IntroCritère 1 – Critère 2 – Critère 3Critère 4Critère 5

Critère n°1 : La sélection et le choix des bouteilles

Bravo ! Quelle perspicacité ! Un bon caviste choisit donc ses bouteilles. Et bien sûr, cela fonctionne aussi par la réciproque, un mauvais caviste ne choisit pas ses bouteilles. Article suivant ? Une petite explication d’abord.

Choisir, c’est renoncer dit-on. Imaginez-donc l’ampleur du renoncement : plus de 50 régions viticoles rien qu’en France. Des milliers de vins de tous les âges, pour tous les goûts, à tous les prix. Constituer une offre pour un caviste ne relève pourtant pas tout à fait du casse-tête. En passionnés, les cavistes ont évidemment des préférences issues de leur région d’origine ou de leur trajectoire personnelle. Le plus souvent ils privilégieront une région, des types de vins et en fonction d’une clientèle potentielle proposeront les bouteilles qui semblent les plus adaptées. 

Pour nous, un bon caviste fait d’abord un choix d’ordre éthique. Il connait les vignerons ou du moins est informé de ses méthodes de travail (de la vigne au chai) et ne commercialise que des vins qu’il « aime ». Ce n’est donc pas qu’une question gustative. Pour résumer nous dirons qu’un caviste qui fait correctement son travail ne cherchera pas nécessairement à plaire à ses clients en leur vendant des références à la mode. Il préférera initier, convaincre, et proposer des bouteilles dont il est persuadé de la qualité. Idéalement, si possible (notamment les jours de dégustation) il vous fera goûter et vous expliquera les raisons de ses choix.

Intro – Critère 1 – Critère 2Critère 3Critère 4Critère 5